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Le hors-champ — Peindre ce qui reste invisible

Une image ne montre jamais tout. Elle laisse toujours une part hors du cadre, un espace invisible qui prolonge la perception et invite le regard à compléter ce qui échappe.

Une image montre autant qu’elle cache.

Ce qui est visible n’est qu’une partie de l’ensemble.
Le reste demeure hors du cadre, hors du regard immédiat.

Dans mon travail, la peinture ne cherche pas à tout révéler.
Elle laisse volontairement des zones ouvertes, des espaces incomplets, des fragments qui suggèrent davantage qu’ils ne décrivent.

Ce qui échappe au regard

Un paysage ne se résume jamais à ce qui apparaît devant nous.

Il y a ce qui disparaît sur les côtés,
ce qui reste derrière,
ce qui a déjà quitté le champ visuel.

👉 Cette perception du paysage en déplacement est liée à
Traveling — Peindre le paysage en mouvement

Le mouvement produit constamment du hors-champ.

Une image incomplète

La peinture ne cherche pas à combler ces absences.

Au contraire, certaines zones restent volontairement imprécises :
formes inachevées,
contours effacés,
espaces blancs.

👉 Cette logique d’effacement est développée dans
L’image fragmentée — Peindre ce qui échappe

Le regard doit poursuivre lui-même l’image.

Le hors-champ comme espace mental

Ce qui n’est pas représenté devient parfois plus important que ce qui est montré.

Le tableau ouvre un espace d’interprétation.

Il laisse au spectateur la possibilité de compléter l’image à partir de sa propre mémoire, de ses propres perceptions.

👉 Cette reconstruction mentale est liée à
Photographie et peinture — Du réel capturé à l’image reconstruite

La peinture devient moins descriptive, plus mentale.

Montrer sans tout donner

Certaines séries reposent sur une tension constante entre présence et disparition.

L’image apparaît, puis semble se retirer.

👉 Cette instabilité est particulièrement visible dans
Trace — La vitesse qui déforme

Le sujet n’est jamais totalement fixé.

Le rôle du vide

Le vide n’est pas une absence passive.

Il structure la composition.
Il crée des respirations.
Il ralentit le regard.

👉 Cette construction par oppositions est développée dans
Couleurs et contrastes — Une peinture construite par oppositions

Les zones silencieuses permettent à l’image d’exister.

Une peinture ouverte

Certaines images imposent immédiatement leur sujet.

D’autres résistent davantage.

Dans mon travail, la peinture reste volontairement ouverte.
Elle ne ferme pas totalement le sens.

👉 Cette approche rejoint
Peindre la perception — Matière, geste et construction de l’image

Le tableau devient un espace de circulation du regard.

Au-delà du cadre

Le hors-champ rappelle qu’une image n’est jamais complète.

Il existe toujours un avant et un après,
un dehors invisible,
une continuité qui échappe au cadre.

La peinture ne cherche pas à supprimer cette part d’incertitude.

Elle travaille avec elle.

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👉 Accéder à l’ensemble du travail :
Œuvres

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Parasite : peinture contemporaine, perception et métaphysique du regard

Avec la série Parasite, Samuel Guillot poursuit sa recherche autour de la perception, de la lumière et des mécanismes du regard.
Ces peintures à l’huile interrogent ce moment fragile où la vision se trouble, où le visible cesse d’être une évidence pour devenir une expérience intérieure.

À travers des compositions florales lumineuses, un élément organique — insecte, escargot ou forme parasite — vient s’interposer entre le spectateur et l’image.
Accroché à la surface du tableau comme sur une vitre translucide, ce corps silencieux perturbe la lecture du paysage et transforme la manière de voir.

Selon le point de focus, l’arrière-plan devient flou ou, au contraire, le parasite se dissout dans la lumière.
La peinture reproduit alors le fonctionnement même de la perception humaine : voir une chose implique souvent d’en perdre une autre.

Une peinture sur les interstices du visible

La série Parasite s’inscrit dans une réflexion philosophique et presque métaphysique sur les seuils de la conscience.
Le parasite n’est pas ici une simple présence naturelle ou décorative : il devient une figure symbolique.

Il représente ce qui filtre le réel.
Ce qui vient altérer notre vision du monde.
Ce qui sépare autant qu’il relie.

Entre netteté et flou, entre surface et profondeur, ces œuvres explorent les zones intermédiaires de la perception — ces espaces où la réalité devient mouvante, fragile, incertaine.

Cette démarche rejoint certaines recherches déjà présentes dans la série Angry Bird, où une épaisse matière blanche venait “souiller” des compositions florales.
Dans Parasite, cette perturbation devient vivante, organique, presque méditative.

Découvrir la série Angry Bird
→ Voir les peintures de la série Parasite

Transparence, lumière et focus

Les œuvres de la série jouent sur des effets de transparence, de profondeur et de mise au point inspirés autant de la photographie que de la peinture contemporaine.

Le regard hésite constamment :
faut-il observer le parasite au premier plan ou traverser cette présence pour rejoindre le paysage floral de l’arrière-plan ?

Ce basculement crée une tension silencieuse dans l’image.
Le visible devient instable.
La lumière elle-même semble flotter entre apparition et disparition.

Comme dans la série Chambre noire avec vue, Samuel Guillot interroge ici la manière dont l’image transforme notre rapport au réel et à la mémoire.

Lire la démarche de la série Chambre noire avec vue

Une réflexion contemporaine sur le regard

À travers Parasite, la peinture devient un espace de contemplation et d’incertitude.
Chaque tableau agit comme une surface sensible où le spectateur projette sa propre manière de voir.

Le parasite devient alors une métaphore :
celle de nos pensées, de nos peurs, de nos souvenirs ou de nos obsessions silencieuses — tout ce qui vient modifier notre perception du monde sans que nous en ayons pleinement conscience.

Plus qu’une série florale ou naturaliste, Parasite est une exploration du regard lui-même.
Une tentative de rendre visible ce qui, d’ordinaire, demeure invisible : la fragilité de notre relation au réel.

Explorer l’ensemble des séries de peintures de Samuel Guillot
→ Voir les œuvres disponibles de la série Parasite

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L’image fragmentée — Peindre ce qui échappe

Une image n’apparaît jamais d’un seul bloc. Elle se construit par fragments, par déplacements du regard et par une reconstruction progressive de la perception.

Une image n’apparaît jamais d’un seul bloc.

Elle se construit par fragments,
par zones,
par déplacements du regard.

Dans mon travail, la peinture ne cherche pas à fixer totalement l’image.
Elle laisse apparaître des ruptures, des effacements, des zones de flottement.

Voir par fragments

Le regard ne perçoit jamais tout simultanément.

Il sélectionne.
Il isole des détails.
Il reconstruit un ensemble à partir d’éléments dispersés.

Cette fragmentation devient encore plus visible lorsque le paysage est observé en mouvement.

👉 Cette expérience est au cœur de
Traveling — Peindre le paysage en mouvement

Le réel se décompose avant même d’être peint.

Une image instable

Dans certaines séries, l’image semble se désagréger.

Les formes s’étirent.
Les contours deviennent incertains.

👉 Cette déformation est particulièrement présente dans
Trace — La vitesse qui déforme

Le paysage ne disparaît pas totalement.
Il reste perceptible.

Mais il devient instable.

Fragmenter pour reconstruire

La peinture ne reproduit pas directement ce qui est vu.

Elle reconstruit une image à partir de fragments :
une lumière,
une couleur,
une trace,
un détail mémorisé.

👉 Ce passage entre image captée et image reconstruite est développé dans
Photographie et peinture — Du réel capturé à l’image reconstruite

Le tableau devient un espace de recomposition.

Entre apparition et disparition

Certaines zones du tableau sont précises.
D’autres restent ouvertes.

Le regard circule entre ces différents états.

👉 Cette tension est liée à
Couleurs et contrastes — Une peinture construite par oppositions

La peinture avance dans cet équilibre :
faire apparaître sans tout révéler.

La lenteur de la reconstruction

L’image peut naître d’un instant très rapide :
un paysage traversé,
une photographie prise en mouvement.

Mais la peinture impose une autre temporalité.

Elle ralentit l’image.
Elle la transforme progressivement.

👉 Cette opposition entre instantané et durée est au cœur de
Vitesse et lenteur — L’opposition fondatrice

Chaque couche modifie la perception du tableau.

La matière comme fragment

La matière elle-même participe à cette fragmentation.

Certaines touches restent visibles.
Certaines zones de toile apparaissent encore.

👉 Cette construction de l’image par la matière est développée dans
Peindre la perception — Matière, geste et construction de l’image

La peinture ne masque pas entièrement sa fabrication.

Une image mentale

Ce qui est peint n’est jamais uniquement un paysage.

C’est une perception transformée par :
le mouvement,
la mémoire,
le temps.

L’image devient mentale.

Elle oscille entre présence et disparition.

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Œuvres

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Peindre la perception — Matière, geste et construction de l’image

Peindre, ce n’est pas reproduire. C’est construire une perception à travers la matière, le geste et le temps.

Peindre, ce n’est pas reproduire.
C’est construire une perception.

Dans mon travail, l’image n’est jamais donnée immédiatement.
Elle apparaît progressivement, à travers la matière, le geste et le temps.

La matière comme point de départ

La peinture à l’huile impose une lenteur.
Une résistance.

Chaque couche modifie la précédente.
Chaque intervention transforme l’image.

La surface n’est pas neutre.
Elle est active.

👉 Cette construction lente de l’image est liée à
Vitesse et lenteur — L’opposition fondatrice

La matière n’est pas un simple support.
Elle participe à la perception.

Le geste et la précision

Le geste n’est jamais spontané au sens immédiat.
Il est ajusté.

Même dans les zones les plus légères,
chaque touche est pensée.

Dans certaines séries, la peinture est diluée, presque transparente.
Dans d’autres, elle s’affirme davantage.

👉 Cette variation est visible dans
Trace — La vitesse qui déforme

Le geste construit une image instable.
Entre apparition et disparition.

Construire l’image

Une peinture ne se lit pas en une seule fois.

Elle demande un temps d’observation.
Un déplacement du regard.

Certaines zones sont nettes.
D’autres sont floues.

👉 Cette logique est développée dans
Le paysage en mouvement — De la perception à la peinture

L’image n’est pas homogène.
Elle est structurée par des tensions.

La peinture comme reconstruction

L’image peinte n’est jamais une copie.

Elle provient souvent d’une photographie,
mais elle s’en éloigne.

👉 Ce passage est au cœur de
Photographie et peinture — Du réel capturé à l’image reconstruite

La peinture transforme.
Elle sélectionne.
Elle reconstruit.

Couleur et équilibre

La couleur intervient comme un élément de tension.

Certaines zones sont denses.
D’autres sont presque effacées.

👉 Cette organisation est développée dans
Couleurs et contrastes — Une peinture construite par oppositions

Le tableau tient dans cet équilibre.

Voir autrement

Peindre, c’est proposer une autre manière de voir.

Une image qui ne se donne pas immédiatement.
Une image qui demande du temps.

👉 Cette expérience est particulièrement visible dans
Traveling — Peindre le paysage en mouvement

Le regard doit s’adapter.

La peinture comme espace de perception

La peinture ne représente pas un objet.
Elle construit une perception.

Entre matière et image,
entre geste et construction,
entre réel et transformation.

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👉 Accéder à l’ensemble du travail :
Œuvres

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Le paysage en mouvement — De la perception à la peinture

Le paysage n’est jamais fixe. Il se transforme avec le mouvement, le regard et le temps, devenant une perception instable entre ce qui est vu et ce qui est retenu.

Le paysage n’est jamais fixe.
Il se transforme.

Il dépend du regard,
du déplacement,
du temps.

Dans mon travail, le paysage n’est pas un motif stable.
Il est une expérience.

Voir en mouvement

Observer un paysage depuis un train,
depuis une voiture,
c’est déjà le transformer.

Les formes s’étirent.
Les lignes se déforment.
Les détails disparaissent.

Le réel n’est plus perçu comme un ensemble précis,
mais comme une succession d’impressions.

👉 Cette expérience est au cœur de la série
Traveling — Peindre le paysage en mouvement

Le paysage devient instable.

Déformer pour peindre

Cette instabilité n’est pas corrigée dans la peinture.
Elle est conservée.

Dans certaines séries, comme Trace,
l’image s’étire, se fragmente, se décompose.

👉 Voir
Trace — La vitesse qui déforme

La déformation n’est pas un effet.
Elle est une conséquence du regard en mouvement.

Entre perception et mémoire

Ce que nous voyons disparaît immédiatement.
Mais il en reste une trace.

Une image partielle.
Un souvenir déformé.

La peinture se situe dans cet intervalle :
entre ce qui a été vu
et ce qui est retenu.

👉 Cette relation est développée dans
Photographie et peinture — Du réel capturé à l’image reconstruite

Le tableau n’est pas une reproduction.
C’est une reconstruction.

Ralentir l’image

La vitesse produit l’image.
La peinture la ralentit.

Chaque toile demande du temps :
superpositions, ajustements, corrections.

👉 Cette opposition est au cœur de
Vitesse et lenteur — L’opposition fondatrice

Peindre, c’est revenir sur un instant trop rapide.
Le stabiliser sans le figer complètement.

Construire par oppositions

Le paysage peint repose sur des tensions :

flou / netteté
mouvement / fixation
couleur / blanc
présence / effacement

👉 Cette logique est développée dans
Couleurs et contrastes — Une peinture construite par oppositions

Ces oppositions structurent l’image.

Le paysage comme expérience mentale

Le paysage n’est pas seulement extérieur.

Il est reconstruit intérieurement.

Ce que je peins n’est pas un lieu.
C’est une perception.

Un moment transformé par :
le mouvement,
la mémoire,
le temps.

🔗 Voir les œuvres

👉 Accéder à l’ensemble du travail :
Œuvres

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Couleurs et contrastes — Une peinture construite par oppositions

Dans mon travail, la couleur n’est jamais simplement descriptive. Elle est une force, une tension, un moyen de faire apparaître des contrastes et de structurer l’image.

La peinture se construit par tensions.
Par écarts.
Par oppositions.

Dans mon travail, la couleur n’est jamais simplement descriptive.
Elle est un élément de structure, un moyen de faire apparaître des contrastes, de créer des ruptures, d’organiser l’image.

Ces oppositions ne sont pas secondaires.
Elles sont au cœur même de la construction du tableau.

La couleur comme force

Certaines zones s’imposent immédiatement.
Des couleurs chaudes, denses, parfois saturées.

Elles attirent le regard.
Elles structurent l’espace.

Mais elles n’existent jamais seules.

Elles dialoguent avec des zones plus silencieuses :
des blancs, des gris, des surfaces presque effacées.

👉 Cette tension entre présence et disparition se retrouve dans
Traveling — Peindre le paysage en mouvement

Le rôle du blanc

Le blanc n’est pas une absence.
Il est une respiration.

Il permet à l’image de tenir.
Il crée des vides nécessaires.

Dans certaines toiles, il vient presque effacer le sujet.
Dans d’autres, il agit comme une lumière qui traverse la composition.

👉 L’ensemble de ces recherches est visible dans
Œuvres

Le blanc équilibre la densité.
Il ralentit le regard.

Contrastes et perception

Voir, c’est comparer.

Une couleur n’existe que par rapport à une autre.
Une forme ne se lit que par opposition à une autre forme.

Dans mes peintures, ces contrastes sont multiples :
couleurs chaudes / zones neutres
flou / netteté
densité / légèreté

👉 Cette logique d’opposition est développée dans
Vitesse et lenteur — L’opposition fondatrice

La peinture ne cherche pas à homogénéiser.
Elle cherche à maintenir ces écarts.

Entre apparition et effacement

Certaines zones sont construites avec précision.
D’autres sont volontairement laissées en retrait.

Le regard circule entre ces deux états.

Ce qui est montré clairement
et ce qui disparaît.

👉 Dans la série Traveling, cette oscillation est particulièrement visible :
Peindre le paysage en mouvement

Le tableau devient un espace instable,
où l’image apparaît sans jamais être totalement fixée.

Une peinture en tension

Couleur / blanc
Présence / absence
Densité / vide
Apparition / effacement

Ces oppositions ne sont pas des effets.
Elles sont des principes de construction.

La peinture avance dans cet équilibre fragile.

Ni totalement définie,
ni totalement dissoute.

Construire par opposition

Peindre, ce n’est pas ajouter.
C’est organiser.

Faire coexister des éléments contraires.
Maintenir une tension.

C’est dans cet écart que l’image tient.
Et que le tableau existe.

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Photographie et peinture — Du réel capturé à l’image reconstruite

Dans mon travail, la peinture ne commence jamais devant le motif. Elle commence par une image, captée dans l’instant, puis lentement reconstruite.

Dans mon travail, la peinture ne commence jamais devant le motif.
Elle commence par une image.

Toutes mes toiles trouvent leur origine dans un reportage photographique préalable.
Un déplacement, une traversée, une situation observée à distance.
La photographie intervient comme un premier filtre : elle capte, cadre, sélectionne.

Mais elle ne suffit pas.

Photographier pour saisir

La photographie est un outil de capture.
Elle enregistre ce qui échappe :
une lumière trop vive,
un reflet sur une vitre,
un paysage aperçu trop rapidement.

Dans les séries comme Traveling, les images sont souvent prises en mouvement.
Le réel y apparaît instable, fragmenté, parfois presque illisible.

👉 Cette approche est développée dans
Traveling — Peindre le paysage en mouvement

La photographie ne fige pas le monde de manière neutre.
Elle en révèle déjà une altération.

Peindre pour reconstruire

À partir de ces images, la peinture engage un processus inverse.

Là où la photographie est immédiate,
la peinture impose une durée.

Chaque toile est une reconstruction lente :
choix du cadre,
rééquilibrage des masses,
travail de la lumière,
ajustement des couleurs.

👉 Cette opposition entre instant et durée est au cœur de
Vitesse et lenteur — L’opposition fondatrice

Je ne cherche pas à reproduire fidèlement la photographie.
Je m’en sers comme d’un point de départ.

La peinture introduit une distance.
Elle transforme une image captée en une image pensée.

Entre fidélité et transformation

Il existe une tension constante entre ce que la photographie montre
et ce que la peinture décide de conserver.

Certains éléments disparaissent.
D’autres apparaissent.

Le flou peut être accentué.
La lumière peut être simplifiée.
Les contrastes peuvent être renforcés.

👉 Ces transformations sont particulièrement visibles dans les séries liées au mouvement comme
Traveling

La toile n’est jamais une copie.
Elle est une interprétation structurée du réel.

Une mémoire visuelle

Entre la prise de vue et la peinture, il y a un temps.
Un temps de sélection, d’oubli, de transformation.

Ce que je peins n’est plus exactement le réel,
ni même la photographie.

C’est une mémoire visuelle.

👉 Une mémoire façonnée par la lenteur du geste, développée dans
Vitesse et lenteur

Une image passée par plusieurs états :
le regard,
l’appareil,
puis la peinture.

Du document à l’image

La photographie documente.
La peinture compose.

L’une enregistre un moment.
L’autre construit une présence.

👉 L’ensemble de ces travaux est visible dans
Œuvres

Ce passage du document à l’image est essentiel.
Il permet de transformer une situation fugace en une forme stable, lisible, presque silencieuse.

👉 Pour voir cette transformation à l’œuvre :
Traveling — Peindre le paysage en mouvement

Une pratique en tension

Photographie / peinture
Instant / durée
Capture / construction
Réel / projection

Ces oppositions ne s’annulent pas.
Elles coexistent et structurent mon travail.

La photographie ouvre.
La peinture approfondit.

L’une prélève dans le monde.
L’autre en propose une lecture.

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Vitesse et lenteur — L’opposition fondatrice dans mon travail

Découvrez comment la peinture transforme la vitesse du réel en tableau contemplatif

La peinture est un temps long.
Le réel, lui, s’échappe à toute vitesse.

Dans mon travail, cette tension entre vitesse et lenteur est fondamentale. Elle traverse toutes mes séries, mais se manifeste particulièrement dans Traveling et Trace, où le mouvement du paysage et la patience de la peinture se rencontrent.

L’instant capturé

Tout commence par la photographie.
Je me déplace, je photographie rapidement : un train qui file, une route qui s’efface, un paysage traversé en un éclair.
L’appareil capte ce que l’œil humain ne peut retenir : flou, déformation, lumière qui brûle les contours.
C’est un instantané du réel, brut, immédiat, fugitif.

Chaque image photographique est une empreinte de vitesse, un point de départ pour la toile.

La lenteur de la peinture

Puis vient l’huile, lente et exigeante. Chaque tableau se construit sur des semaines de travail, avec superpositions, corrections, et ajustements précis. Ce processus de lenteur volontaire transforme l’instantané en quelque chose de durable et réfléchi.

La peinture devient une projection mentale de ce que la photo a capté en un clin d’œil. Elle fixe le mouvement, stabilise le chaos, tout en laissant la trace de la vitesse initiale.

Déformer pour révéler

Dans Traveling, le mouvement du train déforme le paysage.
Mais ce flou n’est pas corrigé : il devient l’essence même de la peinture.
Le geste lent et précis sur la toile fige ce qui s’échappe, crée un équilibre entre mouvement et maîtrise, instantané et durée.

Cette tension est au cœur de mon travail : déformer pour fixer, ralentir pour comprendre.

L’opposition comme moteur

Vitesse / lenteur
Photographie / peinture
Instant / durée

Ces oppositions ne sont pas des contradictions, mais des moteurs créatifs.
Elles structurent mes séries et donnent à chaque tableau sa force propre.

Pour découvrir cette dynamique en action, vous pouvez consulter ma page Traveling — Peindre le paysage en mouvement, où la vitesse du monde se rencontre avec la lenteur de la peinture.

Consulter ma série Traveling

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Traveling — Peindre le paysage en mouvement

À travers cette série de peintures à l’huile sur bois (format 30 × 30 cm), Samuel Guillot interroge notre manière de voir le monde lorsqu’il nous traverse plus vite que nous ne pouvons le saisir.

Introduction

Traveling est une série de peintures née d’une expérience simple et universelle : regarder le paysage défiler par la fenêtre d’un train. Ce geste anodin — tourner la tête, laisser le regard glisser — devient ici le point de départ d’une réflexion picturale, poétique et philosophique sur le mouvement, la mémoire et la perception.

À travers cette série de peintures à l’huile sur bois (format 30 × 30 cm), Samuel Guillot interroge notre manière de voir le monde lorsqu’il nous traverse plus vite que nous ne pouvons le saisir.

Le paysage n’est pas un lieu, mais une traversée

Dans Traveling, le paysage n’est jamais un décor figé. Il est un événement visuel, une apparition temporaire. Vu depuis le train, le monde extérieur se transforme : les formes se déforment, les couleurs se fondent, les détails apparaissent puis disparaissent aussitôt.

Ces peintures ne cherchent pas à représenter un endroit précis. Elles donnent forme à une sensation : celle d’un paysage perçu dans la vitesse, déjà en train de devenir un souvenir.

La fenêtre comme cadre de perception

Chaque tableau fonctionne comme une fenêtre. Un cadre net, presque frontal, qui rappelle la vitre du train. Mais cette vitre n’est jamais totalement transparente : elle est traversée de reflets, d’opacités, de zones troubles.

Ce dispositif crée une tension entre l’intérieur et l’extérieur. Le spectateur ne sait plus très bien s’il regarde le paysage ou s’il regarde à travers une mémoire en train de se former. La peinture devient alors un espace intermédiaire, un seuil.

Une peinture à l’huile sans matière apparente

Les œuvres de Traveling sont réalisées à l’huile sur bois, mais sans empâtement ni trace expressive visible. La surface est volontairement lisse, presque photographique.

Ce choix plastique est essentiel : il permet d’effacer le geste pour laisser place à la perception. La peinture ne s’impose pas comme matière, elle agit comme une image mentale. Elle se rapproche de la façon dont un souvenir visuel s’inscrit en nous — sans relief, mais avec une intensité diffuse.

Le mouvement comme matière invisible

Dans cette série, le mouvement n’est pas représenté par des effets dynamiques ou des déformations spectaculaires. Il est suggéré par la continuité entre les œuvres.

Certains paysages sont précis, presque descriptifs. D’autres se voilent, s’étirent, se dissolvent. La ligne d’horizon traverse les tableaux comme un fil discret, reliant chaque peinture à la suivante. Ensemble, elles composent une sorte de travelling pictural, un film immobile dont chaque image serait un arrêt sur mémoire.

Peindre la mémoire plutôt que le réel

Ce que Traveling donne à voir n’est jamais exactement ce que l’on a vu. C’est ce que l’on se souvient avoir vu.

La mémoire ne retient pas les paysages dans leur totalité. Elle conserve des fragments : une lumière, une ligne, une atmosphère. Ces peintures fonctionnent comme des résidus visuels, des images reconstruites après coup.

Le train devient alors une métaphore du temps qui passe, du regard qui glisse, de l’impossibilité de s’arrêter.

Une dimension poétique, philosophique et métaphysique

Traveling propose une réflexion sur notre rapport au monde contemporain, marqué par la vitesse et la mobilité. Que signifie regarder lorsque tout passe trop vite ? Que reste-t-il de ce que nous traversons ?

Ces peintures n’apportent pas de réponse. Elles ouvrent un espace de projection. Chaque spectateur est libre d’y reconnaître ses propres souvenirs de voyages, d’enfance, de déplacements quotidiens ou imaginaires.

La série devient ainsi un voyage intérieur, une expérience métaphysique où chacun choisit son propre itinéraire.

Pourquoi regarder ce qui passe ?

À l’heure de l’image instantanée et du flux continu, Traveling invite à ralentir le regard. Les paysages défilent, mais la peinture impose une pause.

Regarder ce qui passe, ce n’est pas chercher à posséder le monde. C’est accepter sa fragilité, son instabilité, et reconnaître que la poésie naît souvent dans ce qui nous échappe.

Conclusion

Avec Traveling, Samuel Guillot développe une série de peintures où le paysage devient mémoire, le mouvement devient matière, et la fenêtre devient un espace de réflexion.

Entre peinture contemporaine, photographie mentale et poésie visuelle, cette série propose une autre manière d’habiter le monde : en acceptant de le laisser passer, tout en prenant le temps de le regarder.

FAQ — Autour de la série Traveling

Qu’est-ce que la série Traveling de Samuel Guillot ?
Traveling est une série de peintures à l’huile sur bois (30 × 30 cm) qui explore le paysage vu en mouvement, notamment depuis la fenêtre d’un train. Chaque œuvre fonctionne comme un fragment de mémoire visuelle, entre perception réelle et souvenir reconstruit.

Pourquoi représenter des paysages vus depuis un train ?
Le train symbolise le déplacement, le temps qui passe et l’impossibilité de s’arrêter. Le paysage vu depuis la fenêtre n’est jamais stable : il glisse, se transforme, disparaît. Cette instabilité est au cœur de la série, à la fois sur le plan plastique et philosophique.

Pourquoi une peinture à l’huile sans matière apparente ?
L’absence de matière visible permet d’effacer le geste pour privilégier la sensation. La surface lisse, proche d’une photographie, se rapproche de la manière dont un souvenir visuel s’imprime en nous : sans relief, mais chargé d’atmosphère.

La série Traveling représente-t-elle des lieux réels ?
Non. Les paysages ne sont pas identifiables géographiquement. Ils sont volontairement ouverts, métaphoriques, afin que chaque spectateur puisse y projeter ses propres souvenirs, expériences de voyage ou états intérieurs.

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Chants matinaux.

Il existe un moment du matin où tout semble retenir sa voix.
Un seuil, une lumière fragile, encore hésitante, qui oscille entre ce qui s’efface et ce qui vient.
C’est dans cet intervalle que s’inscrit Chants matinaux.

Une série de peintures comme un souffle avant le jour

Il existe un moment du matin où tout semble retenir sa voix.
Un seuil, une lumière fragile, encore hésitante, qui oscille entre ce qui s’efface et ce qui vient.
C’est dans cet intervalle que s’inscrit Chants matinaux.

Cette série est née d’un regard posé très tôt, là où les champs s’étendent encore dans le silence de la nuit.
Dans cet espace suspendu, le monde paraît plus simple, presque nu.
Les formes se détachent lentement, les couleurs s’inventent au fil de l’air, et chaque détail prend la douceur d’une évidence.
Un poteau, un fil, quelques oiseaux ; minimalisme du réel, musique de l’instant.

Les tableaux qui composent Chants matinaux ne cherchent pas la narration.
Ils ne racontent pas : ils respirent.
Comme si la lumière elle-même tenait le rôle principal, révélant ce que le jour, plus tard, effacera par excès de certitude.

Huile sur bois, formats carrés, proche de la mémoire Polaroïd mais l’essentiel n’est pas là.
L’essentiel se glisse dans l’entre-deux :
dans la vibration d’un oiseau immobile, dans la tension d’un fil qui traverse le paysage, dans la matière du ciel qui s’ouvre à peine.
Ce sont des instants minuscules, mais suffisamment vastes pour devenir un langage.

Chants matinaux pourrait se lire comme une partition.
Non pas une musique écrite, mais une musique devinée.
Une suite de notes posées dans le ciel, une ligne légère où les oiseaux deviennent les signes d’une mélodie invisible.
Une musique qui ne dit pas son nom.

Ce travail s’inscrit dans une recherche plus large : celle du passage.
Entre nuit et jour, entre visible et invisible, entre présence et effacement.
Chaque tableau tente d’approcher ce point où le réel se dérobe, où la perception cesse d’être une certitude pour devenir une sensation.

Regarder ces peintures, c’est accepter de ralentir.
C’est entrer dans un temps qui n’est plus celui du monde pressé, mais celui de l’aube intérieure.
Un temps qui s’étire, qui questionne, qui murmure.

Chants matinaux n’est pas une série sur le paysage.
C’est une série sur ce que le paysage laisse surgir en nous.
Sur cette première respiration du jour, celle qui parfois, suffit à tout réinventer.

Si toi aussi tu souhaites prendre ton temps et regarder :

https://samuelguillot.com/oeuvres

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Traveling : fragments de paysages vus depuis le train

Cette série de peintures à l’huile sur bois (30 × 30 cm) mêle précision presque photographique, poésie et réflexion métaphysique.

Avec Traveling, l’artiste Samuel Guillot explore le paysage en mouvement et la mémoire fugitive telle qu’elle naît derrière la vitre d’un train. Cette série de peintures à l’huile sur bois (30 × 30 cm) mêle précision presque photographique, poésie et réflexion métaphysique. Chaque tableau devient un fragment de souvenir, un arrêt sur image subtil où le paysage se dérobe autant qu’il se révèle.

Une série de peintures inspirée du paysage vu depuis le train

Le point de départ de Traveling est simple : regarder par la fenêtre d’un train.
Il y a le cadre, qui structure le regard. Il y a la vitre, parfois sale, parfois traversée de reflets, où l’intérieur du wagon se superpose au monde extérieur. Ce dialogue visuel crée une tension qui trouble les frontières entre réel, mémoire et perception.

Ces peintures à l’huile sans matière visible, volontairement lisses, reproduisent la pure sensation d’un paysage aperçu dans la vitesse. Le geste pictural se fait invisible pour laisser place à une image silencieuse, presque photographique, comme conservée dans la transparence du souvenir.

Le mouvement comme essence du tableau

Dans Traveling, le paysage ne se pose jamais : il circule.
Les images défilent, se dissolvent ou s’étirent. Certains tableaux font surgir des détails nets, d’autres glissent vers une forme d’abstraction atmosphérique.

La ligne d’horizon, discrète mais continue, traverse la série entière. Elle agit comme un fil conducteur qui relie chaque peinture à la suivante, créant l’impression d’un film arrêté, d’un travelling pictural où chaque cadrage serait un fragment arraché au flux du monde.

Ici, le mouvement n’est pas un thème : il devient la matière même du tableau.

Une peinture du souvenir et de la perception

Les œuvres de Traveling ne montrent pas un lieu précis.
Elles capturent plutôt l’expérience universelle d’un paysage qui passe trop vite pour être retenu, mais assez pour s’imprimer en nous.

Ces peintures interrogent la manière dont nous construisons nos souvenirs visuels :

  • Qu’est-ce qui reste quand l’image disparaît ?

  • Que retenons-nous vraiment d’un voyage ?

  • Le paysage est-il ce que l’on a vu ou ce que l’on croit avoir vu ?

Cette dimension introspective nourrit la portée philosophique et métaphysique de la série.

Un voyage intérieur offert au spectateur

Traveling n’impose ni destination, ni trajet.
Chaque spectateur peut y projeter son propre imaginaire, ses propres expériences de routes, de trains, de départs ou d’horizons traversés.

Ces peintures deviennent ainsi une invitation au voyage intérieur.
Un espace où chacun choisit son propre rythme, son propre itinéraire, son propre paysage mental.

Conclusion

Avec Traveling, Samuel Guillot propose une série de peintures qui réunit paysage, mémoire, mouvement et contemplation.
Entre art contemporain, précision photographique et poésie du souvenir, ces œuvres invitent à regarder autrement ce qui défile devant nous — et en nous.

Si toi aussi tu souhaites faire l’expérience d’un voyage métaphysique :

https://samuelguillot.com/oeuvres/traveling

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Chambre Noire avec Vue : L'Éloge du Négatif

Entre la rigueur du réalisme et la légèreté du souvenir, Chambre noire avec vue explore cette zone trouble où le visible devient émotion, où la matière du monde se transforme en résonance intérieure.

Entre la rigueur du réalisme et la légèreté du souvenir, Chambre noire avec vue explore cette zone trouble où le visible devient émotion, où la matière du monde se transforme en résonance intérieure.
Le réalisme, ici, n’est pas un simple exercice d’imitation. Il est une éthique du regard, une manière d’approcher le réel avec humilité, comme on s’approche d’un mystère.
Car voir véritablement, c’est s’oublier en regardant. C’est laisser tomber le savoir, la reconnaissance, le nom des choses — pour accueillir leur être, leur présence silencieuse.

Dans ces paysages de mer et de boue, tout se confond : la lumière et la matière, le ciel et la vase, la beauté et la fatigue du monde.
Chaque toile devient un espace d’écoute, une chambre méditative où le visible respire, hésite, se déploie lentement.
Ce qui se joue là n’est pas la représentation d’un lieu, mais l’expérience du passage — le moment fragile où le réel cesse d’être objet pour devenir relation.

“Voir”, ici, ne signifie plus regarder : cela signifie recevoir.
L’œil n’est plus un instrument, mais une chambre noire ouverte à la lumière.
Le monde ne se donne pas à travers l’image, il se révèle par sa lente apparition, par le tremblement même de la perception.
Dans ce face-à-face, la peinture devient une phénoménologie du silence : une méditation sur la manière dont les choses apparaissent, se retirent, puis reviennent sous une autre forme, comme si la mer, en se retirant, révélait moins la terre que notre propre regard.

Ainsi, Chambre noire avec vue interroge la nature métaphysique de la vision :
voir, c’est consentir à la disparition.
C’est comprendre que toute lumière naît d’une ombre, que toute image est la trace d’une absence.
Et peut-être que peindre, au fond, n’est rien d’autre que cela : apprendre à habiter la lumière, sans jamais la posséder.

Si toi aussi tu souhaites franchissez le seuil du visible et explorez Chambre noire avec vue, là où la mer devient pensée…

https://samuelguillot.com/oeuvres/chambre-noire-avec-vue

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Angry Bird : une méditation sur la perception et l'absence

"Angry Bird", nous invite à explorer cette frontière fragile qui sépare le concret de l’impalpable, le dit du non-dit.

Dans l’univers mystérieux de Samuel Guillot, chaque toile devient une fenêtre ouverte sur l’évanescence de la perception, une chorégraphie entre le visible et l’invisible. Sa nouvelle série, intitulée "Angry Bird", nous invite à explorer cette frontière fragile qui sépare le concret de l’impalpable, le dit du non-dit.

Ces peintures à l’huile, encadrées d’une caisse américaine en bois brut, sont autant de miroirs déformants de notre rapport au monde. Elles représentent en zoom des fleurs floues, déniaisées par un geste volontaire : une tache de peinture blanche, épaisse et viscérale, vient souiller la surface, brouillant la vue, infusant la toile d’un chaos maîtrisé. Ce geste radical bouleverse la perception, transformant la beauté florale en une énigme opaque, une absence qui devient présence.

Le blanc, ici, n’est pas une simple couleur : il devient une zone de vacillement, une suspension entre la matière et l’esprit. En venant souiller la surface, cette tache évoque la frontière mouvante entre le tangible et l’intangible, entre ce que l’on voit et ce que l’on devine. Le tableau n’est plus seulement une représentation, mais une expérience métaphysique : un jeu de perception où le regard est invité à naviguer dans le flou, dans le silence de la forme et dans le bruit de l’accident.

Samuel Guillot nous pousse à méditer sur l’identité de l’œuvre et sur la nature même de la réalité perceptible. La surface, entre le motif fragilisé et la texture brute, devient un espace entre deux mondes — celui de la représentation et celui du non-dit, du non-fait. La peinture se fait alors méditation sur l’éphémère et l’éternel, sur le jeu subtil entre la matière physique et l’immatériel de notre conscience.

"Angry Bird" n’est pas simplement une série de toiles, mais une invitation à percevoir autrement, à embrasser l’ambiguïté et la profondeur de ce qui se cache derrière la surface. Samuel Guillot, nous offre un voyage dans l’espace mystérieux où la clarté n’est qu’une illusion, où chaque geste blanc questionne la nature même de notre regard, et, plus largement, de notre être.

Si toi aussi tu te questionnes sur notre perception au monde :

https://samuelguillot.com/oeuvres/angry-bird

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Au delà de l’objectivité

Ce que le tableau nous donne à voir est-ce le sujet ou bien le prétexte ? 

Ce que le tableau nous donne à voir est-ce le sujet ou bien le prétexte ? 

L’image, le motif, n’est en fait qu’un point d’accroche à destination du spectateur, un moyen de capter son attention. Le point d’inter-action afin de lui demander de s’arrêter pour qu’il puisse en poursuivre la contemplation dans les moindres détails. Là il va percevoir des failles, des interstices à l’intérieur du motif. Ils y a les failles, les interstices voulu par le créateur et parfois il y a aussi ceux provoqués par des « accidents ». Ces failles sont une invitation. L’invitation à rentrer dans le tableau, dans l’oeuvre, à s’engouffrer vers l’envers du décor, de l’autre coté du miroir, dans le cerveau et les pensées de l’artiste.

Cette porosité de la surface peut tout aussi bien être sensorielle que visuelle, peu importe, il s’agit avant tout d’une stratégie. L’important et de la percevoir ou de la ressentir. Mais certains n’y arriveront jamais, soit par manque de curiosité, soit par peur de l’inconnu. Ceux-là resteront en surface dans un « j’aime / J’aime pas » ou pire encore, dans un « c’est beau / c’est pas beau ». Aïe, nous le savons pourtant depuis déjà plus d’un siècle, depuis le premier « ready-made » de Marcel Duchamp, l’art n’est pas une histoire purement technique ou esthétique, c’est un vecteur de communication, un moyen d’exprimer des idées ou des ressentis.

Cette expression se superpose en creux derrière la surface. Strate par strate la profondeur (d’esprit) se crée, le « vrai » sujet se révèle, s’affiche. Le dialogue peut commencer.

Il ne faut pas avoir peur de laisser ses appréhensions sur le vernis et de s’engouffrer entre les craquelures de la matière car là est bien la seule condition pour vivre l’expérience métaphysique proposée par l’artiste. A cette seule condition il y aura un point de connexion.

Si toi aussi tu te sens prêt à laisser toutes tes appréhensions en surface et plonger vers le coeur du sujet, clique sur ce lien :

https://samuelguillot.com/oeuvres/les-amants-dautan

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Résidence #1

Tour à tour sociologue, dessinateur, architecte, cruciverbiste, étymologiste ou météorologue, lors de mes résidences, j’explore l'aménagement du territoire

Mon travail autour du paysage s’articule sur deux axes. Le premier celui de l’atelier où je développe des séries de peintures à l’huile que je présente sur ce site. Cet axe et celui de la représentation.(Pour les nouveaux entrants, cliquez sur « oeuvres » pour y accéder). Le deuxième axe et celui de la résidence où mon regard se pose sur des microcosmes. (Je présenterai régulièrement des réalisations via ce blog). Tour à tour sociologue, dessinateur, architecte, cruciverbiste, étymologiste ou météorologue, lors de mes résidences, j’explore l'aménagement du territoire et recueille des données comme on chasse les papillons, avec hasard et méthode. Mon approche transdisciplinaire révèle la porosité entre les différents domaines de la vie, pour que les décisions ne soient plus laissées aux seuls spécialistes.

A la Filliou, j’invite par le jeu à l'éveil à une pratique artistique contemporaine, où l'on apprend à regarder l'infra-ordinaire. L'art pour appréhender notre environnement, alimenter notre imaginaire, affiner notre regard, comprendre la vie et le quotidien. Que les décisionnaires ne l'oublient pas : valoriser un paysage, c'est valoriser ses habitants.

Villégiature présente un diaporama en format vidéo, façon retour de vacances, d'habitants mis en scène dans des situations de loisirs, où les décors imaginaires sont composés d'images prises à Liévin et d'images provenant de voyages ou glanées sur Internet. La mise en scène n'est pas poussée jusqu'au bout : la petite fille au ballon est en vêtements d'hiver, sur une plage où tout le monde est en maillot de bain. Le décalage génère une certaine étrangeté, qui n'est pas sans rappeler les photos de studio, où les gens posent devant des paysages idylliques qui leur resteront à jamais étranger. Les terrils, qui se détachent en blanc sur un ciel bleu, se rêvent en Mont Fuji, tandis qu'un petit muret de briques s'imagine muraille de Chine.

Pour découvrir ce diaporama qui va te faire voyager dans un temps et des paysages irréels, clique sur ce lien :

https://www.youtube.com/watch?v=RXxBX1xtejs

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Le tableau / La série

La multiplication des représentations peut également découler d’une volonté de démystification.

Si mon travail de peinture est sériel ce n’est peut-être pas par manque d’imagination ? Faire, défaire, refaire un tableau qui, par son format, sa technique, sa représentation « ressemble » à celui que je viens d’achever pourrait laisser penser qu’il s’agit d’une paresse intellectuelle. Dans ce cas un grand nombre de « grands peintres » souffriraient ou auraient souffert de ce mal. Monet avec ses « Nymphéas », Cézanne et la « Sainte Victoire », ou plus récemment les artistes du mouvement « support/surface » tel que Claude Viallat avec son motif répétitif. Mais la paresse n’a que peut de place dans le monde de l’art, il faut donc aller chercher ailleurs. En fait, le motif, qu’il soit portrait, nature morte ou paysage est le plus souvent un prétexte, un moyen d’exprimer les « émotions » que le motif choisi révèle à l’artiste. L’émotion est de l’ordre de l’impalpable, de l’insaisissable et donc, la matérialiser, lui donner corps se révèle être une mission presque impossible. Le peintre s’y acharne pourtant et si une seconde au moins il ressent cette émotion durant son acte, alors assurément il la fera passer aux spectateurs à travers son motif. 

La multiplication des représentations peut également découler d’une volonté de démystification. Le Pop Art et son pape Andy Warhol ont fabriqué une multitude d’exemples d’icônes démystifiées, qu’elles soient physique en la personne de Maryline Monroe ou Elvis Presley ou matériel tel que la chaise électrique ou une conserve de soupe Campbell à la tomate.

D’autres raisons peuvent pousser un artistique à multiplier ou plutôt décliner un motif. En littérature, Raymond Queneau et Georges Perec pouvaient avec l’Oulipo décliner un point de vu par l’élaboration d’exercices de style. 

Dans ma série « chambre noire avec vue » l’influence de ce mouvement littéraire se ressent. Entre mathématique et poétique, tel les hémisphères gauche et droit du cerveau humain, la série se décline autour du chiffre 6. La référence à la chambre photographique et son négatif 6x6 en est le point de départ. 6x6=36, voici les dimensions de chaque peinture de la série qui comprend 6 éléments. Lors de mes accrochages, 6 centimètres sont mesurés entre chacun des tableaux.

Là aussi il s’agit d’un acte de démystification car lorsqu’un élément de la série est vendu, un autre vient le remplacer. La série se régénère, se transforme à chaque présentation alors qu’au fil du temps ses éléments constitutifs originels ont disparu.

J’avoue ne pas réellement croire en la notion de « chef d’oeuvre » et être beaucoup plus sensible à l’oeuvre d’un artiste. Au tout plutôt qu’à l’élément qui constitue ce tout.

Alors toi aussi, si tu souhaites multiplier les points de vu et suivre la série, clique sur ce lien :

https://samuelguillot.com/oeuvres/chambre-noire-avec-vue

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Trace — La vitesse qui déforme

Dans la série Trace, l’image n’est jamais stable. Elle se déforme, s’étire, comme un paysage aperçu trop rapidement, comme une mémoire qui se trouble.

Trace.
Empreinte laissée dans le temps, ou mouvement en train de se produire.

Dans cette série, l’image n’est jamais stable.
Elle se déforme, s’étire, se fragmente.

Comme un paysage aperçu trop rapidement,
comme une mémoire qui se trouble.

Une image en mouvement

Le motif principal apparaît : un arbre.
Mais il n’est pas fixe.

Il est pris dans un flux.
Un étirement.
Une transformation.

L’image ne se lit pas frontalement.
Elle se traverse.

👉 Cette approche du paysage en mouvement est développée dans
Traveling — Peindre le paysage en mouvement

Le spectateur, immobile, est pourtant entraîné.
Comme dans un déplacement.

Un road movie mental.

Déformation et perception

Le flou est présent.
Mais ce n’est pas un flou accidentel.

Il est construit.

Par un effet proche du pixel,
par une décomposition de l’image.

👉 Cette déformation du réel est liée à la vitesse, abordée dans :
Vitesse et lenteur — L’opposition fondatrice

L’image se transforme sous nos yeux.
Elle devient instable.

Une peinture sans matière

La peinture est légère.
Très diluée.

Les motifs apparaissent par touches fines, presque transparentes.

La toile reste visible.
Son grain participe à l’image.

👉 L’ensemble de ces recherches est visible dans :
Œuvres

Il y a peu de matière.
Mais une grande précision.

Entre numérique et analogique

Le grain de la toile agit comme un pixel.

Il y a un aller-retour constant entre :
peinture et image numérique
présence matérielle et décomposition visuelle

L’arbre devient un prétexte.
Le véritable sujet est ailleurs.

Dans la perception.
Dans la mémoire.

Une trace dans le temps

Trace est une empreinte.

Mais aussi un mouvement.
Une trajectoire.

L’image s’étire comme un souvenir.
Elle se transforme, se déforme, se recompose.

👉 Ce passage de l’image captée à l’image reconstruite est développé dans :
Photographie et peinture — Du réel capturé à l’image reconstruite

Une série en tension

Fixe / mouvement
Net / flou
Présence / disparition
Mémoire / perception

La série Trace s’inscrit dans ces oppositions.

Elle ne cherche pas à stabiliser l’image.
Elle la laisse vibrer.

🔗 Voir les œuvres

👉 Accéder à la série :

https://samuelguillot.com/oeuvres/trace

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Croisements entre les disciplines

Pour certains l’artiste n’est encore au mieux qu’un doux rêveur ou plus probablement un individu tracassé, juste capable de se découper les oreilles ?!

Sur un de mes posts je lis les commentaires suivants : « Stop, laissez aux matheux les formules et aux artistes leur imagination » ou bien « Laissons aux philosophes, aux tracassés leur conception de l'instant ». Même si je ne suis pas surpris, je trouve ça tout de même flippant!

Au vingt et unième siècle pour certains l’artiste n’est encore au mieux qu’un doux rêveur ou plus probablement un individu tracassé, juste capable de se découper les oreilles ?!

Tracassé, certains le sont surement comme une partie de la population, mais un artiste est avant tout un individu qui comme tout à chacun possède un cerveau ni forcément malade, ni forcément rongé par les substances. Un cerveau qui généralement développe une pensée le plus souvent très structurée et qui, par son acte de création la met en forme, lui donne une matière. L’artiste est avant tout un être humain, un citoyen avec un regard porté sur la société culturelle, politique ou sociale. Il ne s’agit pas d’un individu en marge, mais bien au contraire d’une personne centrale au bon fonctionnement d’une communauté. A ce que je sache « Guernica » n’est pas une oeuvre de salon et son auteur est loin du doux rêveur, cliché de l’artiste dépeint par cet internaute. Non, « Guernica » est une oeuvre politique, un hymne contre le fascisme qui a fait le tour du monde afin de dénoncer un acte barbare.

Même si elles dégagent une grande poésie les oeuvres de Banksy, qui est depuis quelques  années déjà l’artiste le plus en vue de la scène contemporaine, ne sont pas des petits pochoirs décoratifs mais bien l’expression d’un engagement indéfectible, des coups de poings dans le mur des injustices sociales. Son art est un pied de nez, un contre-pied à ce qu’il dénonce avec une profonde intelligence dans ses choix graphiques et symboles poétiques.

Les centres d’intérêts des artistes sont multiples, des croisements s’opèrent entre les disciplines et s’enrichissent les unes des autres. L’art et la science, l’art et l’urbanisme, l’art et les questions environnementales sont des passerelles très fréquentes dans le monde de l’art contemporain des dernières années. Des dispositifs de résidences, des bourses de recherches sont octroyées afin d’inciter, de développer ces croisements. L’art est un enjeu de société où l’artiste est à la fois « programmeur » et  « gameur ».

Alors, si tu souhaites dépasser le cliché avec lequel l’artiste joue souvent et essayer de découvrir ce qu’il se cache derrière la surface alors clique sur ce lien :

https://samuelguillot.com/oeuvres/chambre-noire-avec-vue






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être(s) dans le paysage #1

Etre dans le paysage culturel pour un artiste est une évidence, mais son rôle ne s’arrête sûrement pas là.

Etre dans le paysage culturel pour un artiste est une évidence, mais son rôle ne s’arrête sûrement pas là. L’art doit-il être uniquement diffusé dans des espaces officiels ou doit-il investir, voir envahir nos paysages quotidiens ? Aller vers le public, tous les publics ?

Si tu souhaites partager certaines de ces réflexions, clique sur le lien ci-dessous afin de visualiser l’entretien vidéo réalisé par Anne Jeannin avec l’artiste Samuel Guillot lors de son exposition à “Lasecu, espace d’art contemporain” à Lille.

https://www.youtube.com/watch?v=idL8A7gLAoE

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Matrice Creuse

Une matrice n’est-elle pas toujours creuse ?

Une matrice n’est-elle pas toujours creuse? Alors ce titre ne serait qu’un pléonasme? A moins qu’il ne s’agisse là d’une particularité géographique plutôt que d’une particularité physique? La majuscule au mot « creuse » semble valider cette direction.

Des parois se dressent de chaque coté. Plutôt sombres et basses à gauche, plus hautes et plus lumineuses à droite. Elles sont rugueuses mais les feldspaths, micas et autres quartzs sont par endroits recouvert de lichens, ce qui visuellement adouci les angles. Quelques fougères clairsemées entre la roche complètent une végétation somme toute plutôt rare.

Entre ces parois l’eau coule. Elle est bleue, très bleue, étonnement bleue. Le niveau est assez bas, quelques petits rochers transpercent la surface qui ondule très légèrement. Le courant est faible. Cette eau s’écoule paisiblement dans une perspective fuyante. Plus loin, le bleu devient orangé, des reflets apparaissent à la surface puis l’eau commence à serpenter avant de disparaitre au loin. Derrière les parois rocheuses du premier plan s’étirent des arbres, surement des boulots? Presque une forêt de boulots sur la gauche, de la même tonalité que la roche, donc plutôt sombre, avec une brume aux reflets mauves et bleus qui vient voiler les détails. S’agit-il vraiment de boulots? Le doute est permis. De l’autre côté, sur la droite on peut là aussi douter de la nature des petits arbres accrochés sur le sommet de la paroi, tellement leur frêle silhouette est inondée d’une lumière orangée plutôt soutenue et brouille leur identification. Cette lumière chaude envahit une zone importante et vient napper la totalité de la partie supérieure de la paroi. Au dessus, au niveau des cimes, il y a le ciel recouvert de jaune. Mais plus le regard se recentre et plus ce ciel pali et comme rongé par la lumière, plein centre au dernier plan, semble se dresser une colline. Là aussi le doute est permis car de grands halos lumineux viennent amplifier le voile. 

Ce paysage, voilé par la lumière comme la mémoire par le temps nous plonge dans le doute. 

Est-ce la résurgence d’un espace vécu ou bien  son altération, son effacement.

Alors si tu souhaites entrer dans la matrice pour réaliser un voyage métaphysique dans un espace et un temps suspendu, clique sur ce lien :

https://samuelguillot.com/oeuvres/p/paysage-voil

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