Traveling — Peindre les paysages en mouvement.

Avec Traveling, l’artiste Samuel Guillot explore le paysage en mouvement et la mémoire fugitive telle qu’elle naît derrière la vitre d’un train. Cette série de peintures à l’huile sur bois (30 × 30 cm) mêle précision presque photographique, poésie et réflexion métaphysique. Chaque tableau devient un fragment de souvenir, un arrêt sur image subtil où le paysage se dérobe autant qu’il se révèle.

Une série de peintures inspirée du paysage vu depuis le train

Le point de départ de Traveling est simple : regarder par la fenêtre d’un train.
Il y a le cadre, qui structure le regard. Il y a la vitre, parfois sale, parfois traversée de reflets, où l’intérieur du wagon se superpose au monde extérieur. Ce dialogue visuel crée une tension qui trouble les frontières entre réel, mémoire et perception.

Ces peintures à l’huile sans matière visible, volontairement lisses, reproduisent la pure sensation d’un paysage aperçu dans la vitesse. Le geste pictural se fait invisible pour laisser place à une image silencieuse, presque photographique, comme conservée dans la transparence du souvenir.

Le mouvement comme essence du tableau

Dans Traveling, le paysage ne se pose jamais : il circule.
Les images défilent, se dissolvent ou s’étirent. Certains tableaux font surgir des détails nets, d’autres glissent vers une forme d’abstraction atmosphérique.

La ligne d’horizon, discrète mais continue, traverse la série entière. Elle agit comme un fil conducteur qui relie chaque peinture à la suivante, créant l’impression d’un film arrêté, d’un travelling pictural où chaque cadrage serait un fragment arraché au flux du monde.

Ici, le mouvement n’est pas un thème : il devient la matière même du tableau.

Une peinture du souvenir et de la perception

Les œuvres de Traveling ne montrent pas un lieu précis.
Elles capturent plutôt l’expérience universelle d’un paysage qui passe trop vite pour être retenu, mais assez pour s’imprimer en nous.

Ces peintures interrogent la manière dont nous construisons nos souvenirs visuels :

  • Qu’est-ce qui reste quand l’image disparaît ?

  • Que retenons-nous vraiment d’un voyage ?

  • Le paysage est-il ce que l’on a vu ou ce que l’on croit avoir vu ?

Cette dimension introspective nourrit la portée philosophique et métaphysique de la série.

Un voyage intérieur offert au spectateur

Traveling n’impose ni destination, ni trajet.
Chaque spectateur peut y projeter son propre imaginaire, ses propres expériences de routes, de trains, de départs ou d’horizons traversés.

Ces peintures deviennent ainsi une invitation au voyage intérieur.
Un espace où chacun choisit son propre rythme, son propre itinéraire, son propre paysage mental.

Conclusion

Avec Traveling, Samuel Guillot propose une série de peintures qui réunit paysage, mémoire, mouvement et contemplation.
Entre art contemporain, précision photographique et poésie du souvenir, ces œuvres invitent à regarder autrement ce qui défile devant nous — et en nous.

Si toi aussi tu souhaites faire l’expérience d’un voyage métaphysique :

https://samuelguillot.com/oeuvres/traveling

Précédent
Précédent

Chants matinaux.

Suivant
Suivant

Chambre Noire avec Vue : L'Éloge du Négatif